L’argent
J’ai eut la chance d’avoir été éduqué par un père qui m’a fait rapidement comprendre la valeur de l’argent. Loin de moi l’idée de donner des discours de capitaliste “l’argent c’est la chose la plus importante”, mais plutôt dans une optique de toujours en avoir de côté.
Je ne suis pas quelqu’un qui aime dépenser à tout va. Mon premier salaire de stagiaire a été investi dans des cours de guitare. J’aimerai dire que je n’ai pas fait comme mes camarades de l’époque avec leur premier salaire, c’est à dire le dépenser inutilement, mais je pense que tout comme moi, ils l’ont dépensé dans quelque chose qui leur faisait plaisir. Cependant, mes salaires suivant, c’est à dire 3 salaires de stagiaire sur un contrat de 4 mois, j’ai mis de côté.
Avec l’année 2008 passée, j’ai calculé combien j’ai mis de côté. Je ne vais pas le dévoiler sur un blog, mais pour mes amis qui le savent, il y a deux réactions assez distinctes.
D’un côté, il y a mes amis qui sont encore aux études. Généralement, la réaction approche quelque chose comme ça: “Ouah mais tu peux t’acheter pleins de trucs qui te font plaisirs!”. Par contre, de l’autre côté de la balance, il y a mes amis qui travaillent, et leur réaction est plutôt dans ces lignes: “Bien joué”. Le bien joué est justifié ou, quand on commence dans la vie active, dans laquelle je suis depuis l’été 2007, on a envie de faire exactement comme n’importe qui qui reçoit son premier salaire d’employé. Se faire plaisir, renouveler sa collection d’habits, sortir et payer des verres pour les potes, s’acheter enfin le truc xyz qu’on voulait depuis des mois, se payer en voyage à une destination abc, etc…
Certes, on peut faire ça et se dire “je me fais plaisir avec mon premier salaire, et après j’économise”. Je suis conscient qu’il y a sûrement plus de gens qui font ça que ce que je pense, mais quand je lis les journaux, j’ai des doutes. Bref, les journaux ça reste des journaux. Mais pour en revenir à mon histoire initiale, j’ai toujours réfléchis dans l’optique “Rien ne m’empêche de me faire plaisir, mais il ne faut pas abuser”. De plus, beaucoup de mes amis étudiants ne semblent pas conscient que dès la 2ème année de salaire, il y a le redressement d’impôt sur l’année précédente. Cela représente environ 1 salaire et demi.
De plus, il peut toujours y avoir des imprévus qui surgissent dans la vie. Un accident grave, une perte d’emploi (c’est à la mode le licenciement), la voiture qui tombe en panne. Tous ces risques, même si minimes, me poussent à économiser un maximum que je peux. Mais je ne suis pas pour autant radin, du moins j’en ai pas l’impression. Et je sais me faire plaisir, claquer 200.- en manga car j’en ai découvert pleins d’intéressants, ou 450.- dans un nouveau EEEPC car il est mieux que l’ancien. Pour ordre de grandeur, je me suis fixé un maximum de 500.- par mois pour me faire plaisir. Généralement, si j’en ai pour 500.- un mois, le suivant je ne dépense rien, car psychologiquement, dépenser 500 pour se faire plaisir ça me parait élevé.
En conclusion, j’ai écrit beaucoup pour ne rien dire. Peut-être je relirai cet article dans 3-5 ans et me dirais “ah ouai j’ai bien fait d’avoir mis tant de côté!”, ou dans le cas contraire “j’aurai pu m’acheter encore plus de bêtises”. Malheureusement ou pas, on ne sait pas de ce qu’est fait le future, sinon qu’est-ce qu’on serait plus tranquille et moins stressé
J’avais surtout envie d’écrire cela suite à des discutions faites avec des amis ce soir sur ce thème. Veuillez m’excuser si c’est chaotique, mais tout comme mon père a insisté auprès de moi, j’insiste auprès des autres. Economiser, pas à un niveau maladif, mais suffisamment pour faire face à l’imprévu de la vie.